C.A.R.M.E.N.
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Plusieurs éléments contribuent à cette situation, mais certains méritent une attention particulière, notamment les faits suivants:
- Conventionnellement les problèmes sont toujours traités séparément (ministères, services différents avec peu transversalités, souvent même cloisonnés, disciplines différents et séparées dans la recherche scientifique, spécialisation professionnelle, etc.) et les réponses sont données de manière insuffisamment articulée
- La tendance est de donner toujours la priorité aux résolutions des problèmes à court terme et les capacités de construire des visions à long terme sont très insuffisantes, d'un coté au regard des facteurs déterminants pour l'avenir de nos sociétés tel que les déséquilibres globaux (déséquilibres socio-économiques et démographiques, changements climatiques, crises alimentaires) et les mouvements de population qu'ils vont impliquer et, de l'autre, l'explosion du progrès scientifique technologique dans les domaines nouveaux comme l'informatique la génétique les nanotechnologies etc.
- La croissance du PIB comme unique référence globale du progrès se révèle chaque fois que plus inadapté. De nouveaux indicateurs de progrès de société sont nécessaires comme en ont déjà alerté plusieurs organisations internationales telle que l'OCDE, la commission européenne, le conseil de l'Europe etc.. Ceci est un des aspects les plus révélant de la nécessité d'une vision globale du progrès humain qui fait encore défaut.
Au-delà de ces problèmes se posent des questions plus fondamentales sur la manière de concevoir les connaissances pour le progrès de la société comme par exemple : quelles sont, outre les connaissances scientifiques ou technologiques qui sont en plein développement, les autres types de connaissance de lequel la société a besoin pour son propre progrès, notamment face aux défis du XXIe siècle ? Qui participe ou pourrait/devrait participer à la production de ses connaissances, notamment comment assurer la participation des citoyens ? Comment ses connaissances circulent ou devraient circuler dans la société pour être pertinente ?
Toutes ces questions demandent de renforcer les espaces et moments de débat et de réflexion transversaux et prospectifs, surtout quand on vérifie que les opportunités de dépasser les approches sectorielles sont trop dispersées et insuffisamment interconnectées. Il y a aussi nécessité d'améliorer la capacité de valorisation, de capitalisation et de systématisation des acquis du passé afin de pouvoir assurer leur transmission et leur enrichissement. En d'autres mots il s'agit de permettre un processus d'amélioration progressive de la capacité de société à penser, débattre et réaliser son propre progrès par des voies démocratiques et participatives.
Finalement toutes ces questions ont des implications non seulement pour la société en général mais aussi spécifiquement pour les zones rurales, tenant compte de leurs caractéristiques particulières de faible densité démographique. Plus encore que les zones urbaines, les zones rurales doivent affronter les défis économiques, socio-économiques et environnementaux d'une façon intégrée et prospective. Pour cette raison il fait tout son sens que les espaces et moments de réflexion de ce type soient promus en milieu rural.
C.A.R.M.E.N., Centre d'Animation Rural pour la Mobilisation et l'Expresssion des Neurones propose précisément de répondre à cette nécessité en mettant et animant à disposition un espace de réflexion, d'échanges et de recherche dans lequel pourront être abordées les questions de fonds sur le futur de la société : qu'est-ce que le progrès sociétal ? Quelles sont les nouvelles formes de dialogue à promouvoir ? Comment repenser la connaissance dans un sens de progrès soutenable à long terme ? Comment repenser la recherche en appui au progrès de la société ? Qu'est-ce que l'innovation sociale en milieu rural ? Et bien d'autres thèmes pour lesquels la prise de recul par rapport au quotidien est nécessaire.